Rico de Air New Zealand ou l’anti-égérie qui buzz

Publié par Ravana le 2 août 2011 et il y à  aucune réaction car ils sont fermés

Bonjour à tous !

Voilà bien longtemps que je n’avais pas blogué (ici ou ailleurs) ! Ceci s’explique par un agenda de Ministre et un « Désamour » des différentes blogosphères auxquelles j’ai appartenu (de gré ou de force) pour être très franc.

Mais me revoilà 🙂 Plus pro et plus technique sur ce ‘blog’, je m’appliquerai à vous parler du cinéma, de séries, des techniques vidéos et évidemment de marketing digital (vidéo ou non).

Je vous parlerai aussi de nos prestations en cours ou passées – sous forme de retour d’expérience – afin de vous tenir au courant de l’évolution de Ravayana mais ce ne sera pas de la promo. Si vous désirez en savoir plus, nous tenons notre compte Twitter et notre page sur Facebook plus à jour et évidemment, il y a notre page d’accueil et notre book.

Pour démarrer réellement ce blog, je me suis dis qu’il fallait un contenu opportun et ‘disruptif’ (promis, le jargon de marketeux n’est pas là pour le SEO 🙂 )

L’ami Bertrand Duperrin, croisé par hasard hier soir, m’a parlé d’une opération de communication digitale pertinente et impertinente de la compagnie aérienne Air New Zealand.

Cette compagnie, créé en 1940, sévit sur les vols à destinations d’Auckland, Hong Kong et même Los Angeles. Plutôt bien cotée, elle a gagné de nombreux Awards qui attestent de son professionnalisme par ses pairs mais aussi par ses passagers.

Afin d’accroître sa notoriété et l’excellence de son image, Air New Zealand a eu l’idée de faire du « Product Placement » à l’envers. Au lieu de faire des publicités (ou film viraux le cas échéant) où l’on voit un avion brandé « Air New Zealand » ou logotypé sur l’aileron, la direction a pensé se doter d’une mascotte à l’accent british neo zélandais douteux pour certains et très drôle pour d’autre : Rico.

Comme vous pouvez l’entendre, Rico a quelques soucis de prononciation dirons nous 🙂 La vanne est facile mais le bon vieux « bitch » au lieu de « beach » est bien placé… Même bilingue (ce qui n’est pas mon cas), il y a certaines subtilité difficile d’accès mais en réécoutant plusieurs fois, vous les trouverez, j’en suis sur 😉

Cette opération a tellement bien fonctionné qu’elle s’est transformée en véritable WebTV sur le channel Youtube de Air New Zealand. En plus d’avoir été interviewé par de nombreuses chaînes de télévisions locale ou internationale, Rico se paie le luxe d’avoir sa propre émission « On the Skycouch with Rico » où des Stars Peoples s’incrustent et discutent des sublimes paysages de cette lointaine contrée.  D’ors et déjà invité : Snoop Dog, David Hasseloff et même Lindsay Lohan ! Je vous laisse découvrir certains épisodes ici mais abonnez vous à la chaîne UT qui est une mine de #LOL pour parler « d’jeunes » 🙂

Rico est devenu un vrai animateur (web)TV et l’ « Egérie » d’une marque rassemblant une communauté de « fan » (au sens star du terme) assez conséquente et au bénéfice de la compagnie qui l’engage (il devrait demander un salaire AMHA xD). Evidemment, ces « vidéos » s’accompagnent d’un Community Management efficace. Rico existe : il a SA page Fan Facebook, SON compte Twitter, SON émission sur Youtube et sa polémique (il semble que certains conservateurs américains n’aiment pas trop son humour… Etonnant, non ?)

Vous vous demandez sans doute l’efficacité et le ROI de cette campagne… Pour ma part, je pense que cela n’a pas d’importance. On ne monétise pas un capital positif d’image. Certes il y a un coût de production mais il est désuet rapporté aux nombreuses déclarations d’Amour de fans (et je ne compte pas le nombre de relais en presse online…)

Déclaration d'Amour d'une Fan à Rico

Quid des autres ? Pourquoi une compagnie aérienne comme Air France ou un autre Annonceur ne se risquent il pas à faire cela ? Est ce si dangereux de jouer avec l’image et la notoriété d’une « Marque » ? Il y a eu des exemples pourtant : Diesel et son « Be Stupid » en print ou encore sa vidéo virale porno. Benetton, à sa grande époque, avait basé sa stratégie sur la provocation et le « heurt » visuel. Il y a même Choc qui avait engagé l’excellente agence Buzzman (je suis fan) pour relancer ce magazine avec une vidéo #fake de Jean Luc Delarue bien alcoolisé qui arrachait le bras d’un passager…

Depuis ? Plus grand chose… La crise est passée par là et le retour sur investissement est redevenu le « ROI ». On ne s’amuse plus. Les marques sont figées. Tout ceci n’est que mon avis évidement.

Je suis persuadé que nous pouvons proposer des campagnes « mesurées » mais décalées. Comment, avec la multiplication des canaux, faire parler d’une marque ? Ne suffirait il pas d’être imaginatif et convaincant ?

Amis créatifs, lâchez vous ! Proposez aux annonceurs des vidéos « Funs et Bigarrées » pour paraphraser Brice de Nice ! Je suis sûr que les Annonceurs n’attendent que ça…

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